La majoration légale
À défaut de convention ou d'accord plus favorable, la loi fixe deux tranches. Pour 10 heures supplémentaires dans le mois — un peu plus de 2 h par semaine, qui restent entièrement dans la première tranche — la majoration ressort à 25,0 % du taux horaire normal, pour 41,21 € de rémunération supplémentaire. Au-delà de 8 heures par semaine (environ 34,6 heures par mois), le taux marginal passe à une seconde tranche plus élevée : à 40 heures dans le mois, le taux moyen constaté remonte déjà à 28,3 %, mélange des deux tranches.
L'exonération de cotisations salariales
La rémunération des heures supplémentaires (majoration comprise) bénéficie d'une réduction de cotisations salariales, plafonnée à 11,31 % — le taux cumulé de la retraite de base et de la retraite complémentaire à ce niveau de salaire. Pour l'exemple à 10 heures ci-dessus, cette réduction représente 23,30 €, venant directement en déduction des cotisations habituellement retenues.
Une déduction forfaitaire patronale existe aussi, de son côté : 15,00 € pour ce même exemple. Elle relève du coût employeur, détaillé sur la page dédiée.
Le plafond annuel d'exonération fiscale
L'exonération côté impôt sur le revenu, elle, n'est pas illimitée : au-delà d'un plafond annuel de rémunération d'heures supplémentaires — 8 040 € par an, soit 670 € par mois en moyenne — l'excédent redevient imposable. Ce plafond est commun aux heures supplémentaires et complémentaires ; il ne concerne que l'impôt, pas les cotisations sociales vues plus haut, qui suivent leurs propres règles.
Une convention collective ou un accord d'entreprise peut fixer un taux de majoration plus favorable que le taux légal présenté ici — voir les questions fréquentes. Pour la conversion brut/net elle-même, hors heures supplémentaires, voir le simulateur.