Le brut n'est pas ce que coûte le poste
Au brut s'ajoutent les cotisations patronales — retraite, chômage, accidents du travail, formation — qui ne figurent jamais sur le bulletin de paie du salarié mais pèsent bien dans le budget de l'entreprise. Ce total, c'est le coût employeur.
Un coût qui varie plus vite que le brut près du SMIC
Pour les rémunérations proches du SMIC, la réduction générale de cotisations patronales réduit fortement ce coût, puis diminue progressivement à mesure que le brut augmente. Deux exemples, hors mutuelle d'entreprise et à effectif de moins de 5 salariés (voir la méthode de calcul pour ces hypothèses) : à 1 830 € de brut mensuel, le coût employeur est de 1 913,43 €, dont 721,57 € de réduction générale ; à 5 000 €, il est de 7 065,40 €, dont seulement 109,00 € de réduction. Un même écart de brut ne coûte donc pas le même écart à l'employeur selon le niveau de départ — un argument à connaître avant de chiffrer une demande d'augmentation.
Ce que ça change dans une négociation
Demander « 200 € de plus » revient, pour l'employeur, à un montant différent selon qu'il est encore dans la zone de réduction générale ou non. À l'inverse, un employeur qui propose un « package » global (brut, primes, avantages) le calcule déjà en coût total : connaître ce total de son côté permet de comparer une offre plutôt que de ne discuter que du seul brut affiché.
Pour voir le coût employeur exact d'un brut donné, cadre ou non-cadre, simulez-le directement.